16 fevrier 2008 - Botswana
On aurait du mal a faire croir que l'hiver nous manque, mais le ski c'est une autre histoire. Les dunes de Swakopmund n'ont sans aucun doute jamais vu la neige, bien qu'ils ont quelques choses de commun avec Super-Besse a cette epoque. Sandboarding se pratique comme le snowboarding et on a tellement aprecie cette experience qu'a la premiere occasion on s'y mettra dans la neige.
Skydiving est une activite qui de preference ne devient pas un loisir car il faut etre riche et avoir recour a plusieurs vies si un jour cela tourne mal. Quitter l'avion a 3000 metres pour parcourir 2000 metres en chute libre en 35 secondes, avant que le parachute s'ouvre, est une sensation a haute teneur d'adrenaline qui est inoubliable et qui donne envie de le refaire.
Apres une semaine a Swakopmund on reprend le chemin direction nord-est. Le parc animalier Etosha a beau avoir une reputation nationale, pour nous c'est une deception. Durant 300 km les elephants et les rhinos ne font que se cacher. Meme les points d'eau sont desert, ce qui est facile a comprendre, en saison de pluie l'eau est present partout.
La premiere nuit hors du parc, on campe a la ferme. Sur une surface de 10 000 hectares s'elevent 350 vaches. Avec une moyenne d'une vache par 30 hectares, les eleveurs en Creuse auraient de quoi a se plaindre. Considerer une terre comme pauvre reste donc relatif.
La nuit d'apres on campe au bord de la riviere Okavango, dans l'extreme nord de la Namibie. L'endroit est plus que extraordinaire. Assis dans la baignoire en plein-aire avec vue sur la riviere, on peut voir les hippos qui se reposent dans l'eau en laissant depasse uniquement les yeux et les oreilles. Ces animaux nocturnes broutent la nuit et leurs cris nous reveillent. Quand le lendemain on decouvre des traces enormes des pattes a quatre doigts sur le terrain de camping, on a du mal a croir nos yeux. Considere comme dangereux envers l'homme, on passe une deuxieme nuit dans la tente sans fermer l'oeil. Ne rien voir et ecouter tous ces bruits autour de soi, n'est loin d'etre rassurant... Quand le jour se leve on sait que le danger a repris sa place habituelle dans l'eau.
Notre sejour en Namibie se termine par le Caprivi, une bande etroite de terre qui bizarrement appartient a la Namibie. On atteint le point ou la Namibie touche le Zambie dans le nord, le Zimbabwe dans l'est et le Botswana dans le sud. On obtient un visa pour le Zimbabwe dans le but de visiter les chutes d'une reputation mondiale: The Victoria Falls. On decouvre qu'on ne peut pas traverser la frontiere avec notre voiture louee en Afrique de Sud et on se voit oblige de visiter cet endroit avec un tour organise. Le phenomene naturel n'en devient pas moins. L'eau chutte 108 metres sur une distance de 1.7 km pour deplacer, comme moyenne annuelle, un volume d'eau d'un million litres par seconde. En cette saison de pluie les chutes sont tellement puissantes que rester sec pendant la visite est impossible. Tandis que les autres touristes se deguisent en habit de pluie, on se met en tenue de plage. Vue la temperature tropicale, visiter les chutes en bikini est bien plus agreable qu'en impermeable et les autres visiteurs ne pouvaient qu'affirmer qu'on avait mieux reflechi le probleme.
Suite a la situation economique en Zimbabwe on se contente de voir les chutes sans s'avonturier plus dans ce pays, qui connaissait une inflation en 2007 de 9000%. On passe de nouveau la frontiere pour rentrer cette fois-ci en Botswana. Dans le nord du pays se trouve le 'Okavango-delta'. La riviere Okavango, venant de Angola, represente une riviere d'importance dans le nord du Botswana. Au bout d'un traject de 300km la riviere se disperse pour former le delta, un vaste region de rivieres, des fleuves, d'etangs et de terrains inondes ou etrangement l'eau fini par se perdre dans les terres seches du Kalahari. On visite le delta avec le moyen de transport traditionel pour ce region, le mokoro, une pirogue en bois fabriquee d'un tronc d'arbre. Assis dans ce petit bateau instable ou l'eau s'infiltre par les fissures nombreuses, on glisse sur l'eau sur le rythme du batton qui touche le sol et qui nous pousse quelques metres plus loin. La serenite et la silence dominent la vie sur l'eau ou l'homme perd tous ses repairs du quotidien. Quand on atteint l'ile on cherche un endroit pour monter la tente. Une squelette d'elephant transforme notre campement en decor etrange et assis sur l'humerus geant a cote de cette crane enorme, on passe la soiree autour d'un feu de camp. L'experience du delta restera longtemps dans nos souvenirs.