Apres un voyage loin de la civilisation, on a enfin retrouve internet. Encore une bonne annee 2008 a tous le monde et voici le rapport des dernieres aventures...

Au bout de quinze jours au Cap, l'aventure se reveille dans nous. Apres les fetes de Noel on reprend la route direction nord-est. Pour rester dans l'ambiance festive on visite la region de Stellenbosch et Paarl, connue pour ses pentes ensoleillees ou poussent des vignobles vieux de trois siecles, qui donnent au vin Sud-Africain sa reputation mondiale. Dans les caves on decouvre des tonneaux sur lesquels sont mentionnee leurs origine francaise, mais ce n'est pas tout. Tamponne a l'encre noir sur le bois on peut lire "Limousin", meme "Allier". Desole pour la Creuse...Apres la visite des caves on profite d'une degustation.
Plus dans le nord, autour de la ville de Ceres, les vignes se remplacent par des plantations immense de pommes, de poires, d'oranges et de peches. Des bassins d'eau assurent la recolte, car chaque arbre est arrose grace a un systeme de tuyaux d'arrosage sans fin.
Encore plus dans le nord, sur le chemin vers la Namibie, on fait escalle a Cedermountain. Ce qui etait prevu pour la halte d'une nuit devient un sejour de 5 nuits. L'endroit ou on campe s'appelle 'oasis'. Grace a la presence d'une riviere, une vallee au milieu des montagnes rocheuses , s'est transformee en paradis de verdure. Les orangers donnent leurs fruits au petit-dejeuner, les figiers donnent de l'ombre quand le soleil grimpe au ciel et la piscine nous sauve dans l'apres-midi quand les temperatures atteignent les 40 degrees. Malgre la chaleur on se promene dans les montagnes, pour decouvrir les formations rocheuses qui sont des vraies sculptures naturelles, resultant d'un jeu eternel entre le vent et les pierres. Dans ce cadre de paix on passe un nouvel-an inoubliable, un verre dans la main autour d'un feu de camp et admirant un ciel ou logent, malgre notre grand etonnement, plus d'etoiles qu'a Chantegrue. Une etoile fillante entre 23h et minuit est l'expression de mon dernier voeu pour 2007...
Le 2 janvier on passe la frontiere avec la Namibie. Presque toutes les routes ici sont non-goudronnees mais notre petite volkswagen tient bon. Quoi que, des le premier jour on se plante dans le sable, d'ou on sort grace a l'aide d'un passant sympha avec une 4x4. On visite le Fish River Canyon dans le sud du pays et les vues sont surprenantes. Le canyon, d'une longueur de 160 km, a une largeur de 27 km et un profondeur de 550 m. Le Fish River, responsable pour sa formation est a cette epoque une riviere seche et coule uniquement entre avril et septembre, quand le parc est ouvert aux promeneurs. En dehors de ce periode, chaque promenade est interdite par raison de securite. En profondeur en absence de vent les temperatures montent au dessus de 50 degrees. On se contente de rester sur les hauteurs, profitant d'une longue journee pour admirer les vues jusqu'au couche du soleil.
Le plus qu'on poursuit notre chemin dans la Namibie, le plus que les couleurs changent. Jaune pour la vegetation et pour le sable, rouge pour la terre. On a l'occasion d'admirer une trentaine de chevaux sauvages, reunis autour d'un point d'eau. Leur origine est inconnue, des chevaux perdus dans le temps de la colonisation allemande ou des survivants de naufrage dans un passe lointain? Peu importe, meme loin de chez eux, ils ont retrouve leur liberte dans ce semi-desert Namibien.
Arrive a Luderitz on se croit au bout du monde. La presence d'une petit ville ou les dunes regagnent terrain, abondonnee quand les mines de diamant perdaient importance, ne fait que renforcer cette impression. On visite la cote ou on trouve des plaines de sel. Mais aussi les animaux nous gatent. Jamais on aurait cru d'admirer le meme jour des dauphins, des phoques, des pinguins et des flamingues rozes.
Au bout de 500 km de pistes, on atteint Sesriem, l'unique endroit qui donne acces a Sossusvlei, les dunes les plus majestueuses du monde. Camper ici se fait contre des prix exhorbitants et uniquement les campeurs ont le privilege d'admirer le leve et couche du soleil sur les dunes. On refuse de participer a cette exploitation du tourisme et comme beaucoup d'autres on attend jusqu'a 6h15 pour que les portes du parc s'ouvrent, une heure apres le leve du soleil. La route, flanquee par une continuite de dunes rouges, nous mene a Sossusvlei, 65 km plus loin. On grimpe sur la dune d'une hauteur de 350 m d'ou on peut admirer la vue sur la vallee, une plaine de terre seche et fissuree, formee il y a 7 ans quand la riviere etait assez puissante pour emmener l'eau jusqu'ici.
Quelques dunes plus loin on decouvre 'la vallee morte' et son paysage irreeel. Dans le temps, une cuvette entre les dunes a pu retenir suffisament d'eau, pour y faire pousser des arbres. Aujourd'hui les racines ne trouvent plus d'eau et les arbres morts pointent leurs branches nues vers le ciel. A pied on suit les traces de 4x4 vers le parking de voitures modestes. Le sable chaud nous brule les pieds et c'est avec plaisir qu'on prend place a l'arriere d'une 4x4. L'absence d'eau et d'ombre donnent au desert sa puissance insurmontable.